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Pour de nouveaux jours heureux, libérer l’enseignement supérieur et la recherche

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Pour de nouveaux jours heureux, libérer l’enseignement supérieur et la recherche
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Chercheuses et chercheurs, enseignantes et enseignants, ingénieures et ingénieurs, personnels des bibliothèques, personnels administratifs… Nous travaillons dans l’enseignement supérieur et la recherche, et le 10 avril prochain nous voterons pour Fabien Roussel et pour de nouveaux jours heureux. À partir de 1944, les communistes Henri Wallon, Paul Langevin, Frédéric Joliot-Curie, avec toutes les forces du Conseil National de la Résistance, ont reconstruit l’Université publique, le CNRS, le CEA, les organismes publics de recherche. Aujourd’hui, nous avons besoin de construire de nouveaux jours heureux pour la recherche et l’enseignement supérieur. Nous voulons retrouver le sens de nos métiers : libérer notre travail des pressions financières et idéologiques, retrouver le plaisir de créer et d’enseigner des savoirs nouveaux, affirmer l’utilité, et même la nécessité, de partager largement les connaissances dans la société. Le défi des jours heureux, c’est élever le niveau de connaissances et de culture dans toute la société. Le savoir doit devenir un outil partagé de libération des humains et non de domination, pour leur permettre de prendre le pouvoir sur leur vie et de faire ensemble les choix qui engagent leur travail, leur pays et le monde, dans les entreprises comme dans les institutions. Il peut aider à relever les grands défis écologiques et sociaux auxquels nous sommes confrontés. C’est un enjeu de politique nationale quand le développement des connaissances nouvelles s’accélère : former des travailleurs et citoyens qui aient les éléments pour comprendre le monde en évolution et agir sur lui. Créer et diffuser des connaissances, c’est lutter contre les manipulations, ainsi que contre le relativisme des croyances obscurantistes qui suspectent les résultats scientifiques. Le défi des jours heureux, c’est donner un nouvel élan aux services publics de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est vital pour la France. Il faut tourner le dos à toutes les politiques qui avec une terrible continuité (processus de Bologne, LRU, LPR...) ont mis à mal la capacité de notre pays à produire des connaissances et à former une génération. Fabien Roussel propose de construire de nouvelles universités, de recruter rapidement 30 000 chercheurs, enseignants chercheurs et personnels d’appui, de porter immédiatement l’investissement public dans la recherche à 1 % du PIB, et de pousser les entreprises à consacrer 2% du PIB à la recherche développement, de favoriser les financements pérennes pour libérer la recherche. Nous nous reconnaissons dans cette ambition. Elle est nécessaire si nous voulons répondre aux défis de l’avenir (crise sanitaire, réchauffement climatique, crise démocratique, souveraineté numérique…). Le défi des jours heureux, c’est la fin de la précarité. Les jeunes chercheuses et chercheurs doivent pouvoir explorer des champs nouveaux, construire leurs questions et leurs parcours dans la sérénité, découvrir le plaisir de chercher et d’enseigner sans toujours penser à leur prochain contrat et aux moyens de payer le loyer. Nous ne voulons plus voir des jeunes renoncer à la recherche parce qu’ils n’ont pas les moyens de financer leur travail ou parce que les débouchés sont trop incertains. Nous avons besoin d’eux. C’est pourquoi nous nous reconnaissons dans la proposition de Fabien Roussel de refonder un statut protecteur pour les doctorantes et les doctorants, et plus largement de sécuriser l’emploi et la formation avec une continuité de revenu, un statut et une sécurisation des parcours durant toute la vie professionnelle. Le défi des jours heureux, c’est la garantie des libertés académiques, pour un débat scientifique serein et rationnel. La précarité, la course aux publications, la concurrence généralisée… ont gravement dégradé la qualité de la recherche et du débat scientifique. Nous avons pourtant besoin, plus que jamais, de connaissances rationnelles et partagées ! Nous n’oublions pas ce qu’ont été, au cours de l’histoire, les falsifications de la vérité, passant par le mépris des chercheurs et des intellectuels. Le débat scientifique doit se dérouler entre chercheurs, dans le respect des libertés académiques, à distance des lobbies : la science et la raison doivent être remis au centre de la réflexion. Mais il faut rompre avec les bonnes intentions désarmées. Voter Fabien Roussel, c’est le choix de l’élévation du niveau des étudiants pour la justice sociale. C’est le seul candidat qui veut récupérer les heures d’enseignements supprimés par économies budgétaires dans le primaire, le secondaire et le supérieur. C’est ainsi que l’on pourra accueillir les nouvelles générations, autrement qu’en réduisant les heures d’enseignement dans les maquettes de diplômes. C’est ainsi que l’on pourra lutter contre l’appauvrissement de certaines filières, créé par les réformes scolaires et universitaires. Voter Fabien Roussel, c’est le choix d’un renouveau démocratique dans l’enseignement et dans la recherche : construire une gestion démocratique des établissements, parce que nous ne sommes pas des managers et n’avons pas besoin de patrons ; mettre en place une instance nationale réunissant tous les acteurs de la recherche, du monde du travail et de la vie démocratique pour débattre et décider des politiques de recherche. Voter Fabien Roussel, c’est le choix du développement des services publics par une révolution de la fiscalité et du crédit. Nous ne nous faisons pas d’illusions : il ne suffira pas d’augmenter l’ISF pour lever les milliards dont nous avons besoin. Fabien Roussel est le seul candidat à proposer un pôle public bancaire, pour reprendre le contrôle sur l’argent et le rendre utile au développement du pays, dont l’enseignement supérieur et la recherche sont une composante essentielle. Voter Fabien Roussel, c’est le choix d’inventer de toutes autres relations entre l’enseignement supérieur et la recherche et les entreprises, notamment les grandes multinationales et les GAFAM : des relations libérées de l’exigence de rentabilité financière et orientées vers la réponse aux besoins de la société. En votant Fabien Roussel, nous affirmons que dans l’enseignement supérieur et la recherche, comme dans l’ensemble du monde du travail, nous avons besoin d’une politique qui développe le pays, une politique de la culture, de l’emploi, de la formation et des salaires qui sorte la jeunesse comme l’ensemble du monde du travail et de la création de la précarité et lui donne les moyens d’inventer un avenir meilleur : de nouveaux jours heureux.

Premiers signataires : AUBAILLY FABRICE Université Paris Saclay, Enseignant à l'IUT BARBE Jean Pierre CNRS BARBIER Jean-Marie Conservatoire National des Arts et Métiers Blanchard Hervé Université de Perpignan BLOCH Béatrice université de Poitiers BOCCARA Frédéric Université Sorbonne-Paris Nord (Chercheur associé) Bodenhausen Geoffrey Ecole Normale Supérieure BONNAREL François IR informatique, astronomie CNRS Bonnery Stéphane Université Paris 8, Sciences de l'éducation BOUCHIER DANIEL Université Paris Saclay, directeur de recherches émérite BRUNET Philippe Université Gustave Eiffel, Professeur de sociologie CASSETTE SIMONE Université Paris Saclay, professeure associée en retraite CASSIO DORIS Université Paris Saclay, directeur de recherches émérite Chadli Yasmina Université de Strasbourg Chaudret Bruno Directeur de recherches, CNRS, membre de l'Académie des sciences CLAPIER PATRICK CNRS Gif, ingénieur retraité Clément Céline Université de Strasbourg, Professeure en psychologie et sciences de l'éducation COLLIN GASTON Université Paris Saclay, directeur de recherches retraité Collombet Francis Université Toulouse III Courel Marie-Françoise Ephe CROZAT PAUL Université Paris Saclay, professeur émérite DASSA EMMANUEL Université Paris Saclay, maître de conférences DELACROIX Roland CNRS, sociologue, université de Lille, retraité DUCANGE Jean-Numa Université de Rouen Duchesne Alexis Université de Lille DUJARDIN Gérald CNRS Dumoulin Hugo doctorant à l'université Paris Nanterre DUSSOUR Michèle Université Paris-Saclay DUSSOUR Alain Université Paris-Saclay Fischbach Franck Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, UFR de Philosophie Francequin Ginette Laboratoire Lise, cnam-umr-cnrs et comité de rédaction Revue NRT GALAUP JEAN-PIERRE Université Paris Saclay, directeur de recherches émérite Giron Baptiste Doctorant en histoire contemporaine à l'Université Clermont-Auvergne, élu représentant des doctorants au Conseil de la Recherche Guez Rebecca Doctorante en science politique à l'Université Paris Nanterre , Laboratoire ISP. GUILLOT Pascal UVSQ HOFFMANN Carole Maître de conférences en arts plastiques jan colette Retraitée gestionnaire CNRS JOULAIN Anne Université de Poitiers Koerner Elsa Université Rennes 2, sociologie LAGRON Jean Claude CNRS LAGRON MAXIMILIEN Université Paris Saclay, Enseignant à l'IUT LAMBERT Xavier Arts platiques, Toulouse 2 LANGEVIN Hélène Université de Saclay, directrice de recherches retraitée Laronze Fleur Université de Haute Alsace - droit du travail (UMR 7354 DRES Université de Strasbourg) Laschon Gilles Université de Tours LAUGINIE PIERRE Université Paris Saclay, maître de conférences honoraire Lavallée Ivan Emérite Algorithmique LEFEBVRE-SCHUHL ANNE Université Paris Saclay, directrice de recherches Loncle Stéphanie Université de Caen, Normandie Loscertales Axel Université Toulouse Jean Jaurès - Vice-président LOSTE RENE Université Paris 13 , attaché pricipal d'administration MALEGAT LAURENCE Université Paris Saclay, ancienne directrice de recherches Mellot Dorian Doctorant en droit social à Lyon 2 Mills Catherine maître de conférencesuniversite paris 1 économiste moissin denis UNISTRA / SES-CGT NAGAT LAURENT Université Paris Saclay, Technicien de recherche et de formation NOUET JULIUS Université Paris Saclay, ingénieur d'études CNRS PAGANO Alain université d'Angers, écologue PANVIER ROGER Université Paris Saclay, ingénieur CNRS retraioté PERINET François maitre de conférences retraité de l'Université Paris Saclay PIGOZZO CLARA Université Paris Saclay, élève fonctionnaire ENS Planson Odile Doctorante en Études germaniques à l'Université de Strasbourg Quétier Jean Post-doctorant en philosophie (Université de Strasbourg) RAMADE ISABELLE Université Paris Saclay, professeure agrégée affectée à l'université ROUSSEAU Philippe Professeur honoraire de langue et littérature grecques à l'université de Lille (ex-Lille 3) Roussillon Marine MCF Littérature française, Université d'Artois Salvadori Pierre Sorbonne Université, Histoire, Centre Roland Mousnier SCHWARTZ LIONEL Université Paris 13, professeur émérite SELLEM ROBERT Université Paris Saclay, ingénieur CNRS retraité STEPHAN MICHELE Université Paris Saclay, directrice de recherches retraitée STEPHAN ODILE Université Paris Saclay, professeure Tardits Nicolas Université Paris-Nanterre, Science Politique, doctorant Thommen Quentin Univ Lille

22 mars 2022

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